Travailler en Australie : la meilleure décision de ma vie

Aujourd’hui j’ai réalisé que j’avais publié pas mal de guides pratiques sur l’Australie sur ce blog, mais jamais je ne suis rentrée plus en profondeur sur le sujet. Et croyez-moi, c’est bien dommage !

Comme dirait Klapisch, « pour des milliards de personnes, la vie c’est d’aller d’un point A à un point B ». Autrement dit : faire une grande école, trouver un bon boulot, fonder une famille. Mais si vous êtes ici, en train de lire cet article, c’est sûrement que l’idée de partir au bout du monde vous a déjà traversé l’esprit. Pour ma part, à la fin de mes études, cette décision est apparue comme une évidence. J’avais des envies d’ailleurs. Envie de découvrir un nouveau pays, de voir de nouveau paysages, de travailler au sein d’une culture différente de la mienne. L’envie de m’évader mais aussi de me retrouver, et surtout, l’envie de me dépasser, d’en apprendre davantage sur moi-même. En quelques minutes, la décision était prise : j’allais partir pour un an en Australie.

Le PVT, c’est quoi ?

Le Permis Vacances-Travail (ou PVT) est un visa qui permet de voyager et travailler sur un territoire donné. En Australie, ce visa est valable un an pour les français. Désormais, il peut même être étendu jusqu’à 3 ans sous certaines conditions. Et la bonne nouvelle, c’est que depuis le 1er juillet, il est accessible jusqu’à 35 ans (contre 30 ans auparavant). Vous pourrez trouver toutes les infos pratiques sur le site d’Australia INC, personnellement il m’a beaucoup aidé avant mon départ.

Me concernant, je partais principalement pour apprendre l’anglais. Je trouve qu’en France, l’éducation des langues étrangères n’est qu’une option. Et c’est bien dommage car lorsque l’on parle plusieurs langues, c’est réellement un plus sur le CV. Enfin bon, il n’y a pas réellement besoin d’avoir de raisons pour partir. On a la chance de vivre dans un pays qui nous présente de belles opportunités, qui permettent à chacun d’entre nous de s’épanouir et de pouvoir choisir la voie qui nous convient le mieux. Que vous souhaitiez partir seul, en couple ou même entre amis, le PVT vous permet de concrétiser ce projet.

Le départ

Il y a une citation de Tony Wheeler que j’aime beaucoup, qui dit « Tout ce que vous avez à faire, c’est décider de partir. Et le plus dur est fait ». Et c’est tellement vrai. La décision n’a pris que quelques minutes : j’ai fait ma demande de visa sur le site de l’immigration australienne, et en quelques minutes j’avais une réponse positive. Vous voyez, le plus dur était fait. En une heure, j’avais sauté le pas. Vient ensuite l’étape des préparatifs : le billet d’avion, l’assurance, la résiliation du bail de location, du téléphone et d’Internet… Je m’en faisais toute une montagne mais finalement tout s’est fait très facilement. Je vous raconte ça dans mon article dédié si vous voulez plus de détails.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, j’étais dans l’avion. C’était parti pour 24h de vol, sûrement le vol le plus long de ma vie. Et c’était d’ailleurs un sentiment étrange qui m’habitait : j’avais hâte mais j’angoissais en même temps. Car oui, je vous rassure, c’est normal d’angoisser. On angoisse sur son niveau d’anglais, sur le fait de trouver du travail une fois sur place… Est-ce qu’on va réussir à se faire comprendre ? Est-ce qu’on va se faire des amis ? Est-ce qu’on va trouver un boulot ? Sur toutes ces petites choses que l’on ne connait pas. Car c’est ça qui fait le plus peur au final, c’est de sortir de sa zone de confort, de sa routine. Mais c’est aussi ça qui rend l’expérience encore plus belle et d’autant plus enrichissante. Ce sont des questions légitimes mais heureusement que je n’ai pas écouté mon cerveau à ce moment-là. Je n’aurais pas pu vivre cette expérience magique et ça aurait été le pire des regrets.

La vie en Australie

Difficile de résumer un an de vie en un article. J’ai l’impression d’avoir vécu en 1 an ce que j’aurais vécu en 10 ans en restant en France. Mais je vais essayer d’être la plus synthétique possible, promis je vais faire un effort.

L’Australie pour la richesse de ses paysages

Bon je ne vais pas vous cacher que j’en ai vu des paysages, tous plus beaux les uns que les autres et dignes des plus belles cartes postales. J’ai escaladé les parois du Karijini National Park, fait des trecks à Kalbarri, survolé la Grande Barrière de Corail, roulé le long de la Great Ocean Road… J’ai rencontré des kangourous par centaines, donné à manger à des Quokkas qui semblaient sourire à chaque bouchée et nagé au milieu des baleines et des dauphins. J’ai vu de mes propres yeux l’opéra de Sydney, les tags des rues de Melbourne, fait le nouvel an à Brisbane et acheté un van à Perth. Comme je vous le disais, j’ai vu en 1 an ce que certaines personnes ne verront peut-être jamais.

Le PVT en Australie m’a offert cette chance incroyable de pouvoir accéder à ce rêve éveillé. Chaque jour réservait son lot de surprises. Et surtout, on a la chance de pouvoir accéder à des moments de vie intenses. Ils sont intenses car on ne pourrait pas les vivre dans le bus en allant au boulot chaque matin, c’est certain. Mais ils sont surtout intenses car on prend conscience de la beauté du monde, on ouvre son esprit, et on vit chaque moment à 300%. Une soirée allongée à regarder la voie lactée en plein milieu du bush. Une heure d’hydravion au-dessus du seul organisme vivant visible depuis l’espace : la Grande Barrière de Corail. Quelques jours de liberté totale à barouder en van le long de la côte sud de l’Australie. Quelle leçon de vie ! On prend conscience de la grandeur de la nature et de cette planète. On apprend à relativiser, à positiver et à s’assumer davantage face au monde.

Je me rappelle encore des messages que je recevais lorsque je partageais tout ça en story… « t’as trop de chance » ou encore « la chance, j’aimerais trop être à ta place » ! Mais de quelle chance parle-t-on exactement ? Le PVT est accessible à tout le monde comme je l’expliquais plus haut, provoquez votre chance, tout ce que ce pays a à offrir n’attend que vous alors qu’attendez-vous ?!

L’Australie pour travailler

Évidemment, l’intérêt du PVT c’est aussi de pouvoir travailler sur le territoire. L’Australie est un pays qui a pour réputation d’être cher. Alors oui, c’est vrai… mais je vous assure que le pouvoir d’achat lui est loin d’être similaire. Parlons argent, c’est ce qui intéresse tout le monde, on le sait. Les salaires sont bien plus élevés qu’en France. Par exemple, pour passer le balai sur un chantier, comptez 25$ de l’heure. Pour être serveur en restauration, 23$ en moyenne. Et si vous voulez travailler en ferme, si vous vous débrouillez bien, vous pourrez trouver des jobs à au moins 20$ de l’heure. Donc autant vous dire qu’à ce prix-là, on renfloue vite les caisses ! Désormais, vous avez même l’opportunité de pouvoir rester jusqu’à 3 ans sur le territoire, de quoi construire une vraie vie professionnelle et inscrire une belle expérience sur son CV.

Les loyers eux varient selon la ville où vous logez. Mais dans l’ensemble, ils restent bien moins chers qu’à Paris. Pour faire une comparaison, je dirais qu’ils sont à peu près similaires aux loyers Bordelais. Bref, vous l’avez compris, l’argent en Australie n’est vraiment pas un problème. Personnellement, j’ai réussi à financer mon aventure puis partir encore quelques mois pour voyager en Asie et en Europe, tout ça en travaillant pendant 6 mois seulement (sur au total 1 an et 4 mois de voyage).

Le plus gros avantage d’une culture à l’américaine comme celle-ci, c’est qu’on vous donnera votre chance. Si vous n’avez pas d’expérience dans le domaine ou bien que vous ne parlez pas bien anglais… Si vous montrez que vous êtes motivés, on vous laissera faire vos preuves. Je suis arrivée là-bas avec un niveau scolaire d’anglais (et on le sait, le niveau d’anglais en France est mauvais), mais j’ai assez rapidement trouvé un job en restauration. J’ai commencé en coupant des légumes, puis à la caisse puis je suis rapidement devenue manager de ce petit restaurant. Oui, comme je vous le disais, on vous fait confiance.

Et le CV dans tout ça ?! J’ai beaucoup d’amis qui n’ont pas la même vision de la vie que moi : « Tu vas avoir un trou d’un an dans ton CV », « tu ne vas jamais rien retrouver en rentrant ». Eh bien figurez-vous qu’aujourd’hui je suis très fière de leur avoir prouvé le contraire ! Le fait de parler anglais premièrement apporte un vrai « plus » sur un CV. Et le fait d’être parti 1 an à l’autre bout du monde en apprend beaucoup sur vous à votre recruteur : capacité d’adaptation, proactivité, mobilité, le fait que vous sachiez vous sortir de situations délicates en toute autonomie…Ce sont des qualités recherchées par les recruteurs, et c’est aussi ce qui fera la différence entre votre CV et celui de quelqu’un d’autre.

Pour preuve, je suis rentrée en France au mois d’août, j’ai retrouvé un boulot un mois plus tard. Et je ne vous parle pas d’un travail « en attendant de trouver mieux », non non, un vrai boulot dans ma branche et qui me plaisait. Aujourd’hui, cela fait quasiment 2 ans que je suis rentrée. Et je suis fière de pouvoir dire que j’ai un poste équivalent à celui de ces personnes qui me disaient que je ne trouverais jamais rien en rentrant, et je gagne même mieux ma vie qu’eux !

L’Australie pour ses rencontres

Évidemment pendant 1 an, j’ai rencontré énormément de gens. Des locaux, mais aussi des PVTistes, des étudiants, des expatriés… tous venus du monde entier ! Dans un pays où l’on se retrouve loin de nos proches, on se créé une vraie famille. Nous avons vécu ensemble, rit ensemble, on a même pleuré ensemble parfois. Mais surtout, on a fait la fête, on s’est réuni pour un Noel à la plage et on a vécu des moments hors du temps, tous ensemble ! Si bien qu’aujourd’hui, certains font encore partie de mes meilleur(e)s ami(e)s. J’ai vécu l’expérience la plus incroyable de ma vie à leurs côtés et il n’y a qu’avec eux que je peux me souvenir de ces moments incroyables.

La rencontre la plus marquante que j’ai pu faire n’a pourtant rien à voir avec ces personnes. Si vous avez lu mon itinéraire sur la côte ouest, vous savez que j’ai eu un accident de la route. C’est à ce moment-là qu’une dame a proposé de nous recueillir quelques jours chez elle. Elle, sa fille et son mari, nous ont accueilli à leur table, nous ont offert une chambre et un lit… Nous avons passé une soirée incroyable à boire des bières, manger local, nous avons dansé et beaucoup ri. Bref, j’ai pris une grosse claque. Comment à l’autre bout du monde des personnes peuvent-elles être si généreuses et nous accueillir sans ne jamais rien demander en retour ? Claudette, une leçon de vie à elle toute seule, m’a appris beaucoup sur moi-même et sur ma façon de voir le monde et je ne la remercierais jamais assez pour ça.

L’Australie pour apprendre

C’est une expérience hors du commun de se retrouver à l’autre bout du monde, sans ses proches et loin de ses repères. On se retrouve face à soi-même et on vit en un an, ce qu’on vivrait en 10 ans dans la vie normale. Par-dessus tout, j’ai compris le sens de la vie. J’ai pris conscience de la futilité de certaines choses, sur lesquelles on s’attarde, sous le poids de la routine. Et je suis d’autant plus reconnaissante d’avoir la chance de vivre dans un pays qui puisse nous offrir de telles opportunités.

Je me souviendrais toujours de chaque minute vécue sur le territoire Australien, cette expérience a changé le cours de ma vie. J’ai appris énormément sur moi-même, sur ma façon de réagir face à certaines situations, sur ma vision du travail. Et face à tout ça, les doutes qui nous polluent le cerveau avant de partir sont finalement minimes comparé au bonheur vécu une fois sur place. On parle souvent du retour comme une étape difficile. Ça n’a pas non plus été mon cas. Je me suis encore davantage rendu compte à quel point j’avais évolué en rentrant. Tout était toujours à sa place. Rien n’avait bougé : les gens, les objets, les souvenirs… Et moi j’avais vécu la plus belle expérience de ma vie. Et s’il fallait repartir demain, je signerais tout de suite.

Alors oui, l’Australie est un pays magique. Mais au-delà de ça, je n’en serais pas là où j’en suis aujourd’hui si je n’avais pas fait cette année de PVT. Et je vous encourage vivement à vivre cette expérience. Que ce soit pour vous-même, pour le voyage, pour l’anglais, pour votre CV… Peu importe la raison, ce sera toujours la bonne. Et puis après tout si je l’ai fait alors pourquoi pas vous ?!

Article en collaboration avec Australia INC.

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2 commentaires

  1. « Je me rappelle encore des messages que je recevais lorsque je partageais tout ça en story… « t’as trop de chance » ou encore « la chance, j’aimerais trop être à ta place » ! Mais de quelle chance parle-t-on exactement ? »

    L’histoire de ma vie !

    Merci pour ce bel article

    1. Hello Julien ! Je pense que tous les voyageurs sur le long terme se sont entendus dire ces mots un jour 😉 Ravie que l’article t’ait plu et à très vite sur le blog !
      Cécilia

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